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Bâle et l'Alsace : les courses se font dans un seul sens

Contrairement à la frontière allemande, la frontière suisse n'est pas symétrique. Les prix alimentaires suisses sont très supérieurs aux prix français, et le flux de courses va massivement de la Suisse vers l'Alsace.

Pourquoi les Suisses viennent, et pas l'inverse

Le niveau des prix alimentaires en Suisse est nettement plus élevé qu'en France — l'écart est de l'ordre de 50 % sur de nombreux produits de base, davantage sur la viande. S'y ajoutent des salaires plus hauts et un franc fort.

Résultat : les supermarchés de Saint-Louis, Hésingue et Bartenheim vivent en partie de la clientèle bâloise, avec des parkings pleins le samedi. Pour un résident français, en revanche, aller faire ses courses alimentaires à Bâle n'a aucun sens économique.

Ce qui reste intéressant côté suisse

Quelques exceptions existent, mais elles ne concernent pas les courses courantes : certains produits électroniques, quelques articles de marque, et le carburant selon les périodes. Rien qui justifie un trajet hebdomadaire.

La franchise douanière, à connaître avant de charger

La Suisse n'est pas dans l'Union européenne. Il existe donc des franchises à l'entrée en Suisse comme au retour en France, en valeur et en quantité, notamment pour la viande, l'alcool et le tabac. Les dépasser expose à des droits, voire à une amende.

Ces règles évoluent : il faut les vérifier auprès de l'administration des douanes avant un gros chargement. GoPanier compare des prix et des trajets, il ne se substitue pas à la réglementation douanière.

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